Chasse à la glu : les chasseurs dénoncent avec fermeté la décision du Président de la République

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La FNC (Fédération nationale des chasseurs) prend acte de la décision d’Emmanuel Macron de ce jour de fixer pour cette année à zéro le quota de grives et merles pouvant être capturés au moyen de gluaux, dans l’attente du contentieux initié par la Commission européenne. Si le quota zéro n’est pas l’interdiction définitive de la chasse à la glu, elle lui ressemble beaucoup, surtout si le ministère de la transition écologique défend mal l’ensemble du dossier des chasses traditionnelles dans les deux prochains mois, en réponse à l’avis motivé de la Commission.

Willy Schraen, le président de la FNC « rappelle que des engagements avaient pourtant été pris au début du mois par le Premier ministre pour travailler de manière constructive à une solution transitoire, sous la forme d’un demi quota, en attente de la décision de la Cour de justice européenne. »

La FNC est sidérée par l’attitude du gouvernement qui manifestement perd son sang-froid face à une campagne de dénigrement de cette pratique conduite par les ONG avec le soutien implicite de la ministre de la transition écologique Barbara Pompili. Rappelons que cette chasse n’impacte que 0.001% de la population européenne des grives et des merles qui, elle-même est estimée à 700 millions d’individus ! La réalité est que cette chasse traditionnelle ne nuit en rien à la biodiversité et qu’elle est sélective.

La FNC ne comprend pas un tel empressement de la part du gouvernement. En effet, la France a encore deux mois pour répondre à l’avis motivé de la Commission européenne à l’encontre de cette capture d’appelants. Cela témoigne d’une fébrilité dont les chasseurs font aujourd’hui les frais alors que cette capture des grives et des merles est légale car encadrée par une dérogation de la Directive oiseaux. Elle a d’ailleurs toujours été validée, jusqu’à ce jour, par la Commission européenne et par le Conseil d’Etat.

Pour Willy Schraen, « cette décision du Président de la République est incompréhensible au regard de l’impact de cette pratique qui ne concerne que peu de chasseurs dans cinq départements du Sud-Est de la France. Les chasseurs ne peuvent pas comprendre que cette pratique soit sacrifiée au nom d’un affichage politique « vert », sans fondement réel pour qui se préoccupe réellement de biodiversité au sein des territoires, comme nous le faisons au quotidien ! C’est tout un pan de la culture française et rurale qui est en passe de disparaître ».

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