


L’ADCA19 a organisé un week-end de chasse à l’arc les 14 et 15 janvier 2017 sur deux territoires Corréziens.
Exodus
Ils sont venus sous un soleil d’hiver,
Ils sont venus courir la terre …
la terre corrézienne depuis leur lointaine aquitaine, découvrir nos girondes collines, notre petite montagne qui, pour l’occasion, s’est parée de son habit de fête. La neige s’est invitée, quoi de plus normal en janvier que Dame Nature se mette en beauté, se pare de son manteau blanc de fraîche mariée.
Nos onze téméraires archers plus habitués aux brumes des plaines bordelaises purent pleinement profiter du vivifiant air corrézien, rêver de nos cerfs dans toute leur majesté, espérer nos sangliers dans leur sombre puissance, apercevoir fugaces chevreuils à la dérobée.
Après un samedi de chasse aux chevreuils autour d’Egletons et Ambrugeat, quelques flèches tirées et le prélèvement d’un animal, la journée de dimanche était plus consacrée à la traque du roi de nos forêts sur le territoire de Champagnac-la-Noaille.
Nous remercions ces sociétés très accueillantes qui nous ouvrent leurs terrains favoris, nous encadrent et préparent une restauration qui ferait pâlir quelques cuisiniers, ceci dans une grande convivialité et pour la chasse avec un évident souci de sécurité. Pour que la fête soit réussie, rien ne doit être laissé au hasard et l’accident n’a aucune place dans ces sympathiques rencontres. Merci à tous les bénévoles des sociétés sans lesquels nos chasses ne pourraient être. Merci pour ce partage, cette ouverture d’esprit, pour ce dévouement qui permettent la réussite de ces journées cynégétiques et amicales.
L’ACCA 19 n’est pas en reste puisque notre association a offert l’hébergement de nuit aux voyageurs girondins dans des gîtes (pas de lièvre, bien sur) afin de leur procurer confort et poursuite de cette complice convivialité engagée dans la journée. Quoi de plus plaisant, en se réchauffant aux crépitements d’un foyer bien nourri, que de refaire la chasse du jour, vanter les belles flèches, chambrer les maladroits, ironiser sur le porte-guigne, conter les anecdotes passées, changer le monde futur et se refaire « une cerise » pour affronter un rude lendemain en profitant largement des spécialités locales.
Quelques centimètres de neige ont recouvert campagne et routes corréziennes pendant le sommeil réparateur de nos invités girondins. Pour tirer quelques clichés souvenir c’est un plus de charme et d’exotisme, pour rouler un peu plus compliqué.
Après un petit déjeuner copieux, les consignes de chasse et de sécurité rappelées à un auditoire attentif, le départ vers la première traque s’effectue. Confiants dans les capacités de leur territoire et les observations réalisées depuis quelques jours, le gibier laissé au repos le samedi, nos hôtes traqueurs nous postent dans de potentiels passages depuis longtemps répertoriés. Les sites sont magnifiques sous le blanc manteau, mais après cinq traques, un constat s’impose : la neige tombée la nuit à quelque peu modifié les données et déjoué les prévisions. Seules les espèces plus sédentaires sont restées, les chevreuils promenaient leurs robes brunes à rousses dans les blancs paysages, mais, hélas, et malgré les efforts conjugués de nos hôtes, aucun cerf ne sera vu ce dimanche. Leur grandes pattes les auront conduit hors du territoire, probablement dans les gorges profondes et bien plus abritées de la vallée de la Dordogne. Les sangliers repérés dans la semaine semblent avoir fait de même.
Toutefois, nombreux chevreuils seront vus, de belles menées à pleine gorge auront tenu nos sens en éveil, des flèches tirées ou pas, un animal prélevé comme récompense à cette belle journée, et, pour le plaisir des yeux, de rondes bécasses dérangées par les traqueurs et les chiens nous ont fait admirer leur beauté et leur agilité en vol. Les cris « Jojolle, Jojolle… » des voix profondes des traqueurs, portées par l’écho des gorges profondes et étroites, couvraient le murmure du ruisseau et répondaient parfaitement au timbre long de la vieille lice qui poussait inlassablement un chevreuil retors.
Quel ravissement, quelles émotions dans cette magnifique nature, quelles sensations qui font tout le plaisir de la chasse, plaisir partagé avec son discret voisin camouflé comme il se doit pour ensuite, dès la fin de traque, partager tout nos ressentis autour des voitures avant l’apothéose d’un copieux et savoureux déjeuner.
Nos amis Girondins retiendront, je l’espère, longtemps cette sortie en terre corrézienne, l’hospitalité et le savoir vivre et recevoir de nos amis chasseurs qui, pour des profanes peuvent paraître aussi froids et rudes que leur contrée, mais, la croûte levée, cachent un cœur énorme quand la passion est partagée.
Merci à tous, les accueillants, les accueillis, les visiteurs, les chasseurs, les accompagnants et à notre cher Président Joël Coste qui se démène comme un beau diable pour nous offrir ces rencontres et ces moments incomparables.
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