La prévention des dégâts
La loi confie aux fédérations départementales des chasseurs la conduite d’actions de prévention des dégâts de gibier, et plus particulièrement les dégâts de sangliers.
PRÉVENTION DES DÉGATS CONTRE LE SANGLIER
Analyse du territoire :
- Connaître parfaitement son territoire de chasse (limites biotope, …).
- Recenser approximativement les différentes compagnies et leur composition.
- Recenser précisément les différents passages, les sites favorables au cantonnement des sangliers et les zones de cultures à risques.
Une fois que le niveau de population ainsi que les déplacements des animaux sur votre territoire sont connus, il reste à définir un programme de prévention qui se décomposera en 3 actions :
1. L’agrainage dissuasif
- Choix du site
Les critères indispensables pour une efficacité maximale :
- A plus de 150 m des cultures ou des prairies (dans le massif forestier).
- A proximité d’une zone de refuge (fourré=tranquillité).
- Présence d’eau souhaitable.
- Mise en place
Demandez impérativement l’autorisation au(x) propriétaire(s) des parcelles concernées.
- Méthode : l’épandage à la volée
- Tous les animaux d’un même territoire mangent en même temps.
- Augmentation du temps passé par les animaux à se nourrir (ils passent donc moins de temps dans les parcelles agricoles).
- Conservation chez les animaux d'un comportement de recherche alimentaire naturel.
- Quantité : en période sensible (céréales, maïs en lait et prairies au printemps), il faut donner environ : 1 Kg de maïs/sanglier/jour
- Superficie à couvrir : 300 m² minimum.
- Fréquence : un contrôle quotidien (ou au moins tous les deux jours) de chaque point d’agrainage est nécessaire, afin de remettre suffisamment de maïs pour que les animaux n’en manquent jamais. Il est impératif de respecter cette règle. Si ce contrôle vous paraît impossible à réaliser, il ne faut pas commencer l’agrainage ou alors utilisez des distributeurs de maïs automatiques (fixes ou auto-portés).
Il faut maintenant répéter l’opération à différents endroits sur votre territoire, afin de le quadriller au maximum. Votre objectif est alors de créer un réseau suffisant de points par compagnie recensée au préalable.
Chaque compagnie pourra alors fréquenter un ou plusieurs points d’agrainage et donc parcourir le réseau d’agrainage chaque nuit.
- Quand agrainer ?
- Dans tous les cas l’agrainage doit commencer au 1er mars, afin de limiter au maximum les dégâts sur prairies de fin d’hiver et début du printemps.
- Il doit s’intensifier aux périodes sensibles (printemps /été).
- Il doit persister en automne, notamment sur les secteurs à fort enrésinement, où la disponibilité de nourriture naturelle est moindre.
En Corrèze, un arrêté préfectoral réglementant la pratique de l’agrainage a été instauré en 2006
Télécharger l’arrêté préfectoral
2. La clôture électrique
Pour optimiser la prévention sur votre territoire, la pause d’un dispositif de clôtures électriques conséquent, en complément de l’agrainage, est impératif. En effet, lors des périodes sensibles où les céréales et les maïs sont en lait, on constate que les sangliers délaissent partiellement le maïs d’agrainage pour ces cultures. Dans les secteurs à risque, il est recommandé de procéder à la pose de clôture dès le semis. De plus, elle entretiendra de bonnes relations avec les exploitants agricoles.
- Les piquets doivent être positionnés tous les 10 m. Pour obtenir une meilleure tension, vous devez renforcer les angles.
- Utiliser du fil qui soit résistant et bon conducteur à la fois. Il doit être positionné sur 2 rangs, à 25 cm et 50 cm de hauteur.
- La prise de terre doit être humidifiée régulièrement en période sèche afin que le poste donne un meilleur rendement.
- Les parcelles doivent être protégées sur tout leur périmètre, avec la pause de 2 fils au minimum.
- La clôture doit être posée en linéaire. C’est à dire qu’il ne faut pas que les fils se touchent ni qu’ils se rejoignent.
- S’assurer que les animaux ne se trouvent pas à l’intérieur des parcelles avant de clôturer.
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3 La culture à gibier
La mise en place de cultures à gibier est un bon moyen de détourner les sangliers des cultures à risque aux périodes sensibles. Comme pour l’agrainage, il faut mettre en place un réseau de plusieurs parcelles situées dans le massif forestier de préférence, et sur le passage des animaux.
Toutefois l’efficacité d’une culture à gibier reste limitée dans le temps (1 mois au mieux), ce n’est donc qu’un palliatif temporaire. Les cultures les plus adaptées sont le maïs, l’avoine et le sarrasin.
PRÉVENTION DES DÉGATS CONTRE LES CERVIDES
Avant tout, le meilleur moyen est de maintenir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique par le biais du plan de chasse obligatoire pour les cervidés.
Les populations doivent donc être maîtrisées à un niveau compatible avec les activités agricoles et forestières locales.
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Pour cela, il faut travailler en concertation avec les différents acteurs à une échelle adaptée comme des unités de population ou des pays de chasse avec une politique commune selon les cas, à savoir, l’augmentation, le maintien ou la baisse des populations.
Toutefois, des problèmes de dégâts agricoles ou forestiers peuvent survenir localement, aussi est-il indispensable de protéger à l’aide d’une clôture fixe (engrillagement) ou mobile (clôture électrique) ces parcelles.
Le type de grillage ou le nombre de fil de clôture pourra varier selon l’espèce considérée.
Dans le cadre de replantation forestière, il est aussi possible d’engrillager une parcelle mais aussi de protéger individuellement tout ou partie des plants.
Dans cette optique, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Corrèze a mis en place une sorte de centrale d’achat et revend à prix coûtant des protections individuelles pour feuillus ou résineux pour tout propriétaire du département.
Tarifs des protections forestières
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